mardi, 19 février 2008

L’association ADICARE

Les affections cardiovasculaires sont les principales causes de maladie et de mortalité en France : 540 000 personnes en sont atteintes chaque année, entraînant 170 000 décès par an. Pour lutter contre ces redoutables affections d’une façon concrète, efficace et vérifiable par tous, a été créé, par cinq cardiologues médecins, chirurgiens, réanimateurs de l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris, les professeurs Jean Pierre Bourdarias, Christian Cabrol, Iradj Gandjbakhch, Claude Gibert et Yves Grogogeat, l’association ADICARE, Association pour le Développement et les Innovations en Cardiologie.

1. Pour s’en tenir à son objectif essentiellement pratique et concret, après 15 ans d’efforts ADICARE a obtenu en 2001 la création de l’Institut de Cardiologie du Groupe Hospitalier Pitié Salpetrière à Paris. Dans cet Institut tout a été réuni pour reconnaître, traiter et suivre au mieux, les personnes atteintes de maladies du cœur et des vaisseaux. En premier lieu a été rassemblé le matériel pour le diagnostic, en particulier les appareils maintenant bien connus dits d’imagerie, les installations des blocs opératoires et de réanimation, de soins médicaux, des laboratoires de biologie , une annexe de la banque de sang et de la pharmacie hospitalière afin d’avoir tout sur place, dans un même bâtiment et être ainsi opérationnel 24h/24h tous les jours de l’année.


A été réuni également dans cet Institut tout le personnel médical approprié, médecins, chirurgiens, réanimateurs, radiologistes ainsi que l’indispensable et si important personnel infirmier et technique. Ce personnel rassemblé, dans un même bâtiment peut ainsi recevoir à tout moment soit en consultation programmée ou en urgence, soit à l’hôpital de jour pour un séjour d’une journée, en particulier pour la surveillance des greffés du cœur, dans l’hôpital de semaine pour une hospitalisation de quelques jours, soit enfin dans le service habituel pour un séjour médical ou chirurgical de plus longue durée.

2. L’Institut construit et fonctionnel, ADICARE a poursuivi son action concrète.

Grâce à l’hébergement dans ses locaux d’une unité Inserm de statistiques et d’épidémiologie chargée de recueillir les données informatiques sur l’activité de l’Institut, elle s’assure ainsi de son bon fonctionnement , de l’efficacité du diagnostic et des traitements et des avantages des nouvelles techniques utilisées.

De même pour le bénéfice des malades et pour rester au plus prêt de ses problèmes quotidiens ADICARE, a créé et financé un laboratoire sur la coagulation sanguine. En effet le maintien d’une coagulation sanguine adéquate est essentielle chez les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires. Les anomalies de la coagulation très fréquentes dans ces cas favorisent la formation de caillots dans les rétrécissements des artères coronaires ou carotides, cause d’infarctus du myocarde pour les uns ou d’attaque cérébrale pour les autres. De même des caillots peuvent se former sur les valves artificielles cardiaques utilisées pour remplacer les valves naturelles déformées par la maladie ou sur les cœurs artificiels et les assistances circulatoires de plus en plus employés dans les insuffisances cardiaques de toutes sortes dont le nombre est croissant.
Au cours des opérations chirurgicales, pour réduire la souffrance, l’importance des cicatrices et la durée d’hospitalisation ADICARE met à la disposition des chirurgiens de l’Institut, un laboratoire ou ils peuvent perfectionner leurs méthodes de vidéochirurgie , c’est à dire une chirurgie menée à l’aide de petites incisions au travers desquelles sont introduits des tubes portant les uns une lumière et une optique , les autres des micro-instruments permettant de réaliser un certain nombre d’opérations cardiaques qui autrefois étaient pratiquées par de larges incisions et nécessitaient l’arrêt du cœur imposant une circulation extracorporelle.
Dans ce sens l’utilisation d’un robot comme elle se fait dans une des salles d’opération de l’Institut financée par ADICARE, permet une meilleure précision et efficacité des gestes chirurgicaux. Elle rendra possible, dans le futur, à un chirurgien situé à distance de son hôpital, d’opérer un malade situé dans une autre Institution.

En plus de la mise au point de nouvelles techniques, la formation de jeunes médecins et chirurgiens est également une préoccupation majeure d’ADICARE d’oú sa mise à la disposition des étudiants et des médecins dans l’Institut de Cardiologie de salles d ‘enseignement et de réunion et d’un auditorium de 110 places, muni d’un équipement audiovisuel perfectionné autorisant une communication par écran et par micro avec les salles d’opération permettant de suivre en direct les interventions chirurgicales dans l’Institut ou dans d’autres hôpitaux français et étrangers reliés par télémédecine


L’Institut est ainsi à l’Assistance Publique le premier Centre d’une telle conception qui a permis de rassembler dans un même bâtiment tous les spécialistes du diagnostic et du traitement des maladies cardiovasculaires dans une ambiance de vie commune toute nouvelle, inexistante jusqu’alors, très appréciée par tous et ceci pour le plus grand bénéfice des malades qui y sont soignés.

Pour mener à bien, ces différentes activités ADICARE a acheté la jouissance pour 30 ans renouvelable d’une surface de 1045 m2 au 5ème étage de l’Institut de Cardiologie pour permettre à ses chercheurs de rester ainsi en contact permanent avec les enseignants et les soignants de l’Institut. L’association emploie un personnel de 37 chercheurs dont 24 dans l’unité Inserm. Elle ne dispose pour ses recettes que des cotisations de ses 200 membres, de dons, de subventions privées et de legs. L’association exprime ainsi toute sa gratitude à ses généreux donateurs.

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